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Modifié le : 04-06-2012
Vous trouverez ci-dessous quelques AVERTISSEMENTS ESSENTIELS A COMPRENDRE:    

1. Le texte qui suit est un RESUME TECHNIQUE: beaucoup de variantes personnelles existent. Elles ne peuvent être détaillées ici.

2. Le but de la contraception est D'EVITER UNE GROSSESSE NON DESIREE. Son rôle est donc CAPITAL dans le cadre de la prévention de l'IVG beaucoup plus agressive et traumatisante.  

3. Il ne faut JAMAIS CONFONDRE CONTRACEPTION ET AVORTEMENT: dans le deuxième cas, on interrompt la vie d'un embryon conçu alors que, dans le premier, on empêche cette conception.

4. Le contrôle de la fertilité humaine "CONCERNE AUSSI BIEN L'HOMME QUE LA FEMME".

5. UNE CONTRACEPTION IDEALE DEVRAIT ETRE :

  • efficace
  • non toxique
  • réversible

Malheureusement elle n'existe pas encore: chacune des méthodes actuelles a des avantages et des inconvénients. Leur choix dépend de votre état, de votre situation, de votre philosophie.

DISPOSITIONS NOUVELLES:

1ER) Les sages-femmes sont habilitées à la prescription et au suivi de la contraception.

    L'article L.4151-1 du code de la santé publique dans sa version modifiée par la loi n°2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires prévoit désormais que "l'exercice de la profession de sage-femme peut comporter la réalisation de consultations de contraception et de suivis gynécologiques de prévention, sous réserve que la sage-femme adresse la femme à un médecin en cas de situation pathologique".
    Les sages-femmes sont dorénavant en mesure d'assurer les consultations de gynécologie préventive auprès de toute femme en bonne santé et non pas uniquement auprès des femmes au cours de leur grossesse ou de leur examen postnatal. A ce titre, elles pourront effectivement proposer un frottis cervico-vaginal de dépistage et prescrire tous les examens complémentaires utiles au bon suivi de leur patiente.
    Elles pourront également lors de la consultation proposer à leurs patientes différentes méthodes contraceptives. A ce titre, l'article L.5134-1 ainsi que l'article R. 4127.318 du code de la santé publique et l'arrêté du 12 octobre 2011 fixant la liste des médicaments précise que les sages-femmes:
    Sont habilitées à prescrire tous les contraceptifs et notamment:
       * les contraceptifs locaux et les contraceptifs hormonaux,
       * les dispositifs intra-utérins ainsi que les diaphragmes ou les capes.
    - Elles sont également habilitées à effectuer
       * l'insertion, la surveillance et le retrait du diaphragme ou de la cape,
       * l'insertion, la surveillance et le retrait des dispositifs intra-utérins qui seront faits soit au lieu d'exercice du praticien, soit dans un établissement de santé ou dans un centre de soins agréé. 
    2e) Un rapport de l'IGAS (Inspection générale des affaires sociales) sur les grossesse non désirées précise leur nombre important (ayant, comme conséquence, la fréquence et le maintien du nombre des IVG en France).
       * Pour lutter contre les échecs de la contraception, le ministre de la santé a annoncé sa volonté d'obtenir le remboursement des patchs et des anneaux contraceptifs vaginaux. Ce rapport de l'IGAS conseille la co-prescription systématique d'une contraception d'urgence (une pilule du lendemain) lors de la prescription d'une contraception orale régulière: "Une mauvaise idée", selon le Pr Israël Nisand, chef de service de gynécologie-obstétrique du CHU de Strabourg et auteur d'un rapport sur la prévention de l'IVG chez les mineures en 2006. "Quand une femme oublie sa pilule, il faut qu'elle se pose la question avec son médecin si cette méthode de contraception est vraiment la plus adaptée pour elle. Rien ne dit que le fait d'avoir quelque part dans le tiroir une pilule du lendemain permettra de réduire les grossesses non désirées."
       * A l'intention des jeunes, la loi HPST prévoit également la délivrance de contraceptifs par les services de médecine préventive des universités, leur prescription par les sages-femmes et la possibilité pour les pharmaciens et les infirmières, notamment scolaires, de renouveler les prescriptions de contraceptifs oraux pour 6 mois.
        * Pour pallier l'absence de Centres de planification dans certaines zones rurales, le ministère va demander aux agences régionales de la santé (ARS), d'identifier les zones concernées et d'y mettre en place une organisation permettant le recours, gratuit et anonyme pour les mineures, à une consultation de contraception chez les médecins généralistes volontaires.