A) I.V.G. CHIRURGICALE
1ère CONSULATION : Jour 0, demande d'une I.V.G.
- Demande d'une I.V.G.
- Confirmation de la grossesse.
- Appréciation de l'âge de la grossesse (échographie) de moins de 14 semaines d'aménorrhée (c'est-à-dire compté depuis le 1er jour des dernières règles).
- Prescription d'un délai légal d'une semaine de réflexion pour la patiente, ce délai pouvant être raccourci si les délais d'I.V.G. risquaient d'être dépassés.
- Incitation : avoir un entretien avec une conseillère conjugale (obligatoire pour les mineures).
HOSPITALISATION : Jour 7, Hospitalisation en hôpital ou clinique d'une durée généralement inférieure à 12 heures.
1 - Il faut habituellement une anesthésie générale qui comporte un risque très rare mais pouvant être sévère de nécessité de réanimation : ceci est commun à toutes les anesthésies générales. Mais on peut, également, pratiquer une IVG sous anesthésie loco-régionale doublée d'une pré-médication (ceci en tout début de grossesse et avec résultats moins satisfaisants).
2 - Dilatation du col de l'utérus: - soit à l'aide d'une sonde appropriée (dilatation mécanique),
- soit par Misoprostol 200, deux comprimés voie vaginale 3 heures avant l'aspiration (facilitation de la dilatation).
3 - Aspiration sous vide de durée 3 ou 4 minutes avec cuillère appropriée permettant un éventuel curetage limité complémentaire si nécessaire.
4 - Risques immédiats : l'intervention (aspiration simple ou idem complétée par curetage) comporte certains risques, qu'il convient d'assumer : - Hémorragie pendant ou après l'opération
- Expulsion incomplète de l'embryon entraînant la nécessité de ré-opérer
- Infection avec petite fièvre dans les jours qui suivent
- Perforation utérine (rare)
- Accolement partiel de 2 parois utérines (synéchie)
Ils ne dépassent pas 2 ou 3% de l'ensemble des complications possibles
5 - Risques à long terme, il est faux de penser qu'un avortement chirurgical pratiqué dans de bonnes conditions rend la femme stérile: les risques médicaux, entre autre : Cependant: - En cas de grossesse de plus de 4 à 6 semaines, par exemple 13 semaines d'aménorrhée, la dilatation rapide du col de l'utérus, nécessaire pour introduire le tube aspirateur ou la curette donne un risque de fragilité du col pouvant être la cause d'une fausse couche ou d'un accouchement prématuré lors d'une grossesse ultérieure (intérêt du Misoprostol préalable). C'est pourquoi il faut signaler au médecin qu'on a déjà eu un ou plusieurs avortements auparavant.
- Si la femme a des antécédents gynécologique (infection IVG) ou obstétricaux (curetage) l'opération, par l'inflammation qu'elle provoque, peut réveiller telle ou telle infection et peut obturer les trompes, entraînant alors un risque de stérilité : ce risque va de 0.5% à un pourcentage plus important suivant qu'on a eu 1 ou plusieurs avortements, ainsi qu'un risque rare de grossesse extra-utérine.
6 - Surtout l'avortement est psychologiquement pénible pour la femme
Il entraîne après l'opération : fatigue, tristesse, pessimisme, diminution de l'élan vital ou même dépression. Cela peut être de courte, mais parfois de longue durée. Si une femme décide d'avorter, son inconscient ne tient souvent pas compte des raisons ayant entraîné cette détermination et exprime sa souffrance (" on m'a enlevée une substance de moi-même "). Ceci constitue le risque le plus fréquent et le plus tenace, pouvant nécessiter une psychothérapie. Une femme ne doit jamais accepter de se faire avorter sur contrainte: cela provoque un ressentiment profond avec conséquence sur le couple; elle perd l'enfant qu'elle a souhaité et souvent le couple se défait.
B) I.V.G. MEDICALE PAR PILULE ABORTIVE
Elle peut avoir lieu en hôpital ou en clinique le plus souvent à son domicile. Délai limite: Cas général: 5 semaines de grossesse (= 7 semaines d'aménorrhées), mais certains établissements de santé la font jusqu'à 7 semaines de grossesse (= 9 semaines d'aménorrhées). - 1ère CONSULTATION : Jour 0 Demande d'une I.V.G. cf. supra idem que 1ère consultation pour I.V.G. chirurgicale. - 2ème CONSULTATION : Jour 7 Après avoir pris connaissance d'un document qui explique qu'en cas d'échec de la méthode ou d'expulsion incomplète de l'embryon, on devra avoir recours à un avortement chirurgical (2 à 5% des cas environ), on prend les comprimés de mifégyne devant un témoin. - 3ème CONSULTATION : Jour 9 Ensuite, 36 à 48 heures plus tard, la pilule ayant arrêté l'évolution de la grossesse, la femme retourne au même service des I.V.G. pour administration de comprimés de Gymiso qui déclenchent l'expulsion de l'embryon comme une fausse couche avec des contractions utérines et pertes de sang pendant 3 à 6 heures. Dans 80% des cas l'expulsion a lieu au domicile même de la personne, mais certains établissements ont la possibilité de la garder pendant la première heure et de donner des antalgiques. - 4ème CONSULTATION : dans les 10 jours suivants Contrôle d'efficacité = de l'évacuation compléte de l'embryon et du trophoblaste. Il faut vérifier, par échographie, que l'embryon a bien été expulsé et qu'il ne reste pas de résidus tissulaires: en cas de nécessité, orientation immédiate de la patiente vers l'établissement de santé avec lequel l'acteur de l'interruption de grossesse a signé une convention.
Risques L'I.V.G. par cette méthode précoce a l'avantage d'éliminer les risques chirurgicaux parce qu'on n'introduit rien dans l'utérus, par contre elle aggrave le vécu psychologique : il faut venir 4 fois, c'est la femme qui s'avorte elle-même, il y a des échecs ou des ennuis (4%). Elle entraîne l'éventualité de petites hémorragies pendant ou après l'expulsion, généralement résolutives spontanément mais pouvant être persistantes et imposant de consulter à l'établissement. Précautions: Si l'expulsion est faite à domicile, il faut une distance domicile/hôpital impliquant un délai de transports inférieur à 1 heure. Un contact téléphonique avec l'hôpital ou le médecin. Ne pas être seule au moment de l'expulsion. Une prescription anticipée de la douleur avec prescription d'antalgique. Souvent un arrêt de travail court. Si la femme est rhésus négatif: prescription de sérum anti-D. Remarque: changement d'avis en cours du processus d'IVG médicamenteux
Dans le cas où, la personne, après avoir pris MIFEGYNE, change d'avis et voudrait maintenir la grossesse : Si l'embryon a survécu, il n'y a pas plus d'anomalie à craindre que dans la population générale, cependant, il faudra faire une surveillance échographique rapprochée. Dans les cas très rare ou l'embryon a résisté à Milegyne puis Gymino, on ne dispose pas de nombre de cas suffisants car l'avortement a lieu dans 99% des cas, mais on estime qu'il y a très peu de risque d'anomalie et on conseille de 1 à 2 échographies morphologiques de plus pendant la grossesse (on ne peut rassurer à 100%). C) PRIX DES DIFFERENTES SORTES D'I.V.G.
Coût forfaitaire d'une I.V.G. chirurgicale :
- dans un établissement public ou privé à but non lucratif : de 250€ à 390€.
- dans un établissement privé à but lucratif : de 300€ à 450€.
Ces prix sont proposés à titre indicatif. Ils peuvent varier en fonction de la durée de l'hospitalisation, du recours à l'anesthésie locale ou générale...
Coût forfaitaire d'une I.V.G. médicamenteuse :
- A l'hôpital = 257€
- Dans un établissement de santé privé : entre 260€ et 270€
- Dans un cabinet médical : 190€
Ce forfait comprend la consultation durant laquelle la patiente remet la confirmation de sa demande par écrit, les consultations d'administration des médicaments, le coût de ces médicaments et la consultation de contrôle et de vérification.
Une IVG pratiquée en établissement est remboursée à 80% par l'assurance maladie. Une IVG médicamenteuse pratiquée en médecine de ville ou en consultation externe d'un établissement hospitalier est prise en charge à 70%.
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