Accueil arrow Adopter un enfant arrow 7 - Conseils psychologiques
7 - Conseils psychologiques Version imprimable Suggérer par mail
Modifié le : 13-04-2012
AVANT L’ADOPTION:

Se mettre en "mobilisation de patience" en raison des délais requis pour l’obtention de l’agrément. Lors des entretiens de l’enquête préalable en vue d’agrément avec l’assistante sociale, le psychiatre et la psychologue de "l’Aide Sociale à l’Enfance" il faut que le couple s’interroge sur ses capacités à adopter un enfant abandonné dans telle ou telle condition et dans tel ou tel pays.

Il faut également éviter des erreurs personnelles, véritables pièges subconscients pouvant avoir des conséquences ultérieures importantes.

  1. 1. L’enfant doit être désiré pour lui-même, par générosité et non "pour soi", pour son couple en difficulté, pour se faire plaisir, assurer la descendance de son nom, remplacer un enfant décédé, sortir d’une psychanalyse, etc.

  2. 2. Bien qu’on puisse exprimer des préférences, il ne faut pas avancer des "exigences" concernant la race, le sexe, la couleur de la peau, des yeux. Le couple doit faire preuve d’optimisme, d’équilibre de générosité; il ne doit pas cacher sa religion, la mère biologique exprimant parfois à ce sujet un désir, souhait qui sera respecté. Exprimer son espoir d’avoir un enfant, mais ne pas dire qu’on sera désespéré si c’est impossible, ne jamais chercher à attendrir.

  3. 3. L’adoption a, en effet, pour but premier de donner une famille à un enfant qui n’en a pas et non un enfant à un couple qui en manque (même si cette frustration est bien compréhensible).

UNE FOIS L’ADOPTION REALISEE.

Informer le plus tôt possible l’enfant qu’il a été adopté parce que c’est la vérité et afin, notamment, qu’il ne l’apprenne jamais indirectement. Le lui dire avec les mots adéquats en fonction de son âge et de sa compréhension. A cette occasion, prendre soin de ne pas dévaloriser à ses yeux sa mère de naissance, expliquer qu’elle a eu le courage de lui donner la vie et qu’elle ne s’est séparée de lui que parce qu’elle a voulu lui donner une famille, étant elle-même dans l’impossibilité de l’élever. On peut dire à l’enfant, selon son niveau de compréhension, ce que l’on sait de l’âge, l’ethnie, la profession de la mère et si possible du père afin qu’il ne fantasme pas à ce sujet.

Rester attentif au désir ou non de l’enfant de retrouver ses origines quand il grandira et sera majeur. Ne pas lui refuser l’information sur la nature et l’adresse, soit de "l’Aide Sociale à l’Enfance", soit de "l’organisme agréé pour adoption" auquel on s’est adressé. Savoir que, souvent, il voudra connaître quelque chose de ses origines mais que c’est dans une faible proportion des cas qu’il ira jusqu’au bout de sa recherche (moins de 10% des cas).

Franchise et sérénité sont de rigueur entre la famille adoptante et l’adopté.