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Soit vous aurez à aider quelqu’un à qui cela est arrivé, soit cela vous sera arrivé à vous-même et vous serez très choquée.
a) La première chose à faire est de voir d’urgence un médecin, de préférence gynécologue: la victime devrait surmonter son désarroi et effectuer cette démarche en premier. Le médecin posera des questions concernant les circonstances du viol, le temps écoulé entre celui-ci et la consultation, le fait qu’on est ou pas sous contraceptif, il examinera les parties du corps qui ont été meurtries, etc. En même temps il prendra en considération et pratiquera: - des prélèvements gynécologiques pour recueil du sperme s'il y a eu pénétration, - un prélèvement sur le col de l'utérus pour détecter les Chlamydia, - éventuellement une antibiothérapie prophylactique et un traitement antiviral HIV d'urgence, - une vaccination contre l'hépatite B, si l'agressée n'a pas été vaccinée, - une contraception d'urgence pour les non-contraceptées préalablement et de moins de 50 ans, - un dosage des HCG pour apporter la preuve d'absence de grossesse à ce moment, - un prélèvement sanguin ultérieur pour dépister une maladie sexuellement transmissible, - le médecin verra s'il est encore temps d'utiliser des produits spermicides. Il rédigera un certificat détaillant ses constatations et vous le remettra.
b) Il est très important de PARLER DE CE VOUS AVEZ SUBI à la personne (aux personnes ) avec laquelle vous vous sentirez le plus en confiance : qui vous voudrez, MAIS IL FAUT EN PARLER : très souvent, les femmes ayant subi un viol n’osent pas parler et ce silence est nocif pour elles.
c) Sauf exception (laissée à votre appréciation), IL FAUT TOUJOURS PORTER PLAINTE en s’adressant, dans les plus brefs délais, à la police ou à la gendarmerie à qui vous présenterez le certificat médical et préciserez les circonstances du viol.
LE VIOL EST UN CRIME. Présenter à la police les vêtements dans l’état où ils étaient après le viol… Ils peuvent servir de preuve. On peut, aussi, adresser une plainte au Procureur de la République ou entre les mains du doyen des juges d’instruction, ce qui implique l’assistance d’un avocat, ou, enfin, s’en remettre à l’action qu’intentera une association contre les violences sexuelles:
"Viol – femme information" Tél. : 08 00 05 95 95
"S.O.S Inceste - pour revivre" 11 rue Millet 38000 GRENOBLE Tél. : 04 76 47 90 93.
Il faut porter plainte pour que l’agresseur soit mis hors état de nuire à nouveau et parce que vous avez droit à réparation. Lorsque l’agresseur n’est pas retrouvé ou est insolvable, vous pouvez demander réparation du préjudice à la "Commission d’indemnisation des victimes d’infraction" qui siège dans tout tribunal de grande instance.
Si vous ne disposez pas de moyens suffisants pour supporter le coût de la consultation médicale et des examens, sachez qu’à partir du moment où vous avez porté plainte, ces examens peuvent êtres pris en charge par la justice.
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